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FOM 569 - La belle réussite du développement syndical

Retrouvez dans ce numéro le compte-rendu de la belle journée des USM, DSC, DS nationaux et coordinateurs du 22 novembre, ainsi que l'actualité sociale et syndicale de notre organisation.


04 Décembre 2017 Télécharger

L'EDITO DE FREDERIC HOMEZ



Une relance du Conseil National de l’Industrie ?

Depuis l’élection présidentielle de mai 2017 et la mise en place du gouvernement, nous attendions de connaître ses intentions et sa stratégie sur l’industrie, en particulier sur le devenir du Conseil National de l’Industrie (CNI). Mis en place en 2010, il est en effet la seule instance industrielle tripartite qui réponde à une revendication de FO, et son principal objectif est d’éclairer et de conseiller les pouvoirs publics sur la situation de l’industrie.

Le CNI est présidé par le Premier ministre et réunit les entreprises et les représentants des salariés autour de thèmes stratégiques comme la formation, l’innovation, le financement des entreprises, l’économie circulaire ou encore le développement international. Il se décline jusqu’à présent en 14 Comités Stratégiques de Filières (CSF) autour des grands secteurs de l’industrie française et comprend également à ce jour 5 sections thématiques (ST) : économie circulaire, emploi et compétences, Europe, réglementation & simplification, industrie du futur.

Le gouvernement a réuni le 20 novembre à Bobigny, sur le site de Valéo -un site emblématique en tant que laboratoire de nouvelles  technologies-, les différents acteurs concernés pour annoncer sa stratégie industrielle avec comme slogan : « Notre ambition pour l’industrie ». Le Premier ministre a prononcé un discours en rappelant l’importance de l’industrie française et en indiquant son choix d’une nouvelle impulsion pour le Conseil National de l’industrie, au service de projets concrets et structurants pour l’industrie nationale. Pour cela, il a désigné, dans le cadre d’un arrêté ministériel en date du 18 novembre, 25 membres au service d’une ambition commune.

Le CNI sera dorénavant doté, en plus de son bureau qui se réunit chaque mois, d’un comité exécutif resserré à 16 membres et ayant un rôle d’orientation et de pilotage des travaux. Sa composition est paritaire et il comprend : le Premier ministre (président) ; le ministre de l’Economie et des Finances en charge de l’Industrie ; un vice-président ; le président chargé des régions de France ; le directeur général de Bpifrance ;  des représentants du collège des salariés ; des représentants du collège des entreprises industrielles ; des représentants du collège des personnes qualifiées. Ce comité a vocation à se réunir chaque trimestre et sera présidé par le Premier ministre ou, en son absence, par le ministre de l’Economie et des Finances en charge de l’Industrie.

La première réunion aura lieu le 26 février avec comme objectif un audit des 14 comités stratégiques de filières, à savoir : Aéronautique ; Automobile ; Biens de consommation ; Ferroviaire ; Naval ; Nucléaire ; Numérique ; Industries extractives et de première transformation ; Chimie et matériaux ; Eco-industries ; Bois ; Alimentation ; Industries et technologies de santé ; Mode et Luxe. Il s’agira de regarder les filières qui fonctionnent bien et de renforcer celles qui en ont besoin en établissant une nouvelle liste de filières. Sera également mise en place une nouvelle gouvernance rénovée de ces comités de filières, dont la présidence sera désormais confiée à un représentant de l’industrie.

Dans son ambition, le gouvernement s’est fixé des défis, dont la transformation de l’industrie avec la « French Fab » ; le renforcement du potentiel d’innovation ;  les compétences et la rénovation de la formation professionnelle. Et une feuille de route pour un nouveau programme dans les mois à venir avec quatre missions : 1, le développement des véhicules autonomes ; 2, l’émergence d’une filière batteries ; 3, une politique industrielle européenne forte ; 4, convergence et simplification réglementaire.

Lors de son discours et de ses annonces, le Premier ministre a montré son intérêt pour l’industrie, mais nous ne partageons pas forcément toute son analyse. Nous restons optimistes pour l’avenir de l’industrie et nous veillerons et défendrons en priorité les intérêts des salarié(e)s et de l’industrie française.


L'EVENEMENT


Joli succès pour la journée des USM, DSC, DS nationaux et coordinateurs


Le 22 novembre, près de 200 métallos FO avaient répondu présent à l’invitation de notre Fédération et ont participé à la journée des USM, DSC, DS nationaux et coordinateurs qui se tenait au siège de notre Confédération. Réunis autour de l’équipe fédérale, ils ont consacré l’ensemble de leurs travaux à un thème : le développement syndical. Pour peser et faire vivre notre conception du syndicalisme au service de la défense des salariés, il faut être forts. Pour cela, une seule solution : le développement syndical, érigé au rang de priorité par les instances fédérales. Entre échanges informels, riches interventions à la tribune et présentation par l’équipe fédérale des plans de développement mis au point par notre organisation, ils ont également reçu le soutien et les encouragements du secrétaire général de la Confédération Jean-Claude Mailly, venu assister à une partie des travaux.

Frédéric Homez : « une base solide : nos militants »
Le secrétaire général de la Fédération FO de la métallurgie a ouvert les travaux en rappelant que le thème de cette journée des USM, DSC, DS nationaux et coordinateurs ne devait rien au hasard. Le développement syndical est en effet au cœur du dossier de la représentativité et c’est dans le cadre du 3ème cycle de mesure de cette représentativité que le bureau fédéral a mis au point un plan de développement sous mandat de la commission administrative fédérale. « Tout ce travail s’appuie sur une base solide, a martelé Frédéric Homez : nos adhérents ! » C’est par, avec et pour eux que FO revendique, négocie, signe et fait appliquer des accords. Pour y parvenir, il faut une organisation syndicale forte et donc une représentativité à accroître en syndicalisant notamment plus de cadres, mais aussi en créant sans relâche de nouvelles implantations. Avec 61 USM, 259 DSC, 81 DS nationaux et 25 coordinateurs, le travail de structuration mené de longue date par notre Fédération lui permet aujourd’hui de disposer de troupes de choc pour renforcer la conquête syndicale.
« Face à un monde qui bouge et se complexifie, en particulier au niveau des entreprises, nous devons nous adapter pour être nous aussi présents à tous les niveaux, apporter des réponses aux salariés, les défendre ainsi que l’industrie », a insisté Frédéric Homez. Grâce au rôle des USM sur le terrain mais aussi à l’apport de la formation syndicale, il s’est réjoui de voir notre organisation poursuivre sa progression malgré la baisse des effectifs dans la métallurgie depuis plusieurs années. Soulignant l’impérieuse nécessité d’établir des stratégies permettant à FO de s’implanter là où elle n’est pas présente, il a dévoilé plusieurs pistes choisies par la Fédération et présenté les différents listings remis aux participants pour les aider dans leurs missions de développement. Rappelant que c’est par un travail collectif que notre Fédération s’est imposée comme incontournable dans la métallurgie mais aussi comme l’une des forces vives de notre Confédération, il a enjoint les métallos à partager leurs expériences pour la poursuite du développement syndical. En conclusion de cette journée, des initiatives de soutien au développement vont être prises par l’équipe fédérale, qui en assurera un suivi régulier.

 

Jean-Claude Mailly : « notre réformisme »
Le secrétaire général de la Confédération FO a félicité notre Fédération pour l’initiative d’une telle journée consacrée au développement syndical, qui doit être une priorité pour de nombreuses raisons : patriotisme d’organisation ; conséquences de la loi de 2008 qui font dépendre de leur poids électoral la capacité des organisations syndicales à négocier et signer des accords ; nécessité de défendre des conventions collectives menacées, et plus largement, meilleur moyen de faire peser notre conception du syndicalisme, à savoir le réformisme. Il a d’ailleurs rappelé que « lorsque c’est possible, nous discutons et négocions sans préalable, et ce au quotidien et à tous les niveaux. Ce n’est qu’ensuite qu’une mobilisation peut ou non être envisagée, a-t-il martelé. Voilà ce qu’est notre réformisme. » Mais pour peser, il n’a pas caché qu’il fallait accroître notre nombre d’implantations, aller toujours plus vers les femmes, les jeunes et les cadres, qui sont des salariés comme les autres et ont besoin de FO, mais représentent aussi une part croissante de la population active.
Saluant les réussites des métallos FO dans les domaines de la représentativité et du développement syndical, il a expliqué que FO Métaux était la première fédération du secteur privé au sein de la Confédération, cela grâce au travail acharné des militants, et que le premier syndicat de notre organisation était un syndicat de métallos : celui d’Airbus Toulouse. « Être numéro 1 confère des responsabilités et des droits, a-t-il déclaré, et quand c’est FO qui tient ce rang, on voit bien que cela change tout. » En conclusion, il a expliqué qu’il était possible de rattraper le retard d’implantations qui est à la base de notre écart de classement avec les autres organisations syndicales, « car là où nous sommes présents, nous sommes meilleurs. La première place est à notre portée si nous poursuivons l’effort collectif qui reste notre marque de fabrique. »

 

Valentin Rodriguez : « les contraintes de la représentativité »
Le délégué fédéral Valentin Rodriguez est intervenu pour présenter un état des lieux de la représentativité et de l’audience de notre organisation sur le deuxième cycle (2013-2016). Après un bref rappel des huit critères  de la représentativité syndicale, il a insisté sur celui de l’audience, qui contraint chaque organisation à recueillir au moins 8% des suffrages valablement exprimés pour être représentative. Revenant sur les résultats du deuxième cycle, il a décortiqué les chiffres dans lesquels peuvent parfois se perdre les métallos pour montrer comment notre organisation s’est hissée à 19,21 % de représentativité. Il est allé plus loin dans le détail des résultats par département, qui montrent une progression générale de notre organisation, à quelques exceptions près, et révèlent que FO Métaux est représentative sur l’ensemble du territoire moins quatre départements. Il a également attiré l’attention des participants sur notre représentativité quant à la convention collective des ingénieurs et cadres, qui est certes en progression mais demeure fragile. Il a conclu en soulignant la nécessité de faire remonter l’ensemble des résultats d’élections à la Fédération, condition sine qua non pour disposer d’une photographie précise du paysage syndical et pouvoir mieux cibler les efforts de développement syndical.

 

Gérard Ciannarella : « un travail d’équipe »
Saluant la présence d’autant de militants pour cette journée, le secrétaire fédéral en charge de la coordination des USM Gérard Ciannarella est revenu sur le rôle de ces structures fédérales. Avec aujourd’hui 61 USM qui couvrent, selon les territoires, un ou plusieurs départements, il ne reste plus que 16 départements à couvrir pour disposer d’un maillage complet du territoire national –un objectif clair pour notre Fédération. Fer de lance du développement syndical, elles sont aussi l’émanation de FO Métaux sur le terrain, toujours en liens avec les secrétaires fédéraux, bien souvent en première ligne eux aussi. En début d’année, au travers des réunions régionales plébiscitées par les métallos FO, l’équipe fédérale est longuement revenu sur les mécanismes des USM et leur fonctionnement, remettant au passage aux responsables locaux des outils pour faciliter leur quotidien. Il a ensuite présenté les nouveaux outils mis au point par notre organisation et à présent mis à disposition des USM pour aller plus loin et faire grandi FO. Rappelant qu’un « développeur », en la personne de Sébastien Vacher, pouvait se déplacer sur le terrain pour aider les USM à se développer, il a incité les métallos FO à s’exprimer et à partager. « Le développement est dans nos gènes, il doit être l’affaire de tous et faire l’objet d’un travail d’équipe », a-t-il conclu.

 

Jean-Yves Sabot : « un syndicalisme plus efficace »
Le trésorier fédéral Jean-Yves Sabot a consacré son intervention à la formation syndicale, un sujet fortement lié aux USM et dont la construction continue autour du développement syndicale s’est faite parallèlement au renouveau des USM depuis 1998. « A mesure qu’évoluait et s’étoffait la formation, nous sentions bien que la représentativité syndicale finirait par être mesurer, a confié Jean-Yves Sabot. Nous avons eu raison d’anticiper et  nous continuons de proposer des pistes de réflexion, de travail et de méthodologie à nos militants et nos structures pour un syndicalisme plus efficace et un développement toujours plus ambitieux. » Détaillant l’offre de formation fédérale, il en rappelé les principales caractéristiques, notamment sa cohérence avec le parcours confédéral, sa constante actualisation par rapport à la législation, son enrichissement par une offre plus large et plus spécifique selon les mandats, l’intervention croissante de partenaires extérieurs pour plus de qualité, sans oublier le développement de l’APSAC.
« Parmi nos formations, nombreuses sont celles qui sont reliés aux USM, que ce soit dans leur déroulement ou dans les thématiques abordées, a-t-il expliqué. Nous proposons même des modules spécifiques USM et DSC que nous comptons amplifier. » Enfin, il a rappelé que la mise en œuvre de la formation, en plus d’être essentielle, était des plus simples : il suffit d’une demi-journée pour justifier une demande à l’employeur, lequel assure aujourd’hui le maintien de salaire le temps de la formation. Il a également souligné que les formations de l’APSAC pouvaient se faire en utilisa    nt les budgets dédiés des CE. Il a conclu en précisant que de nouveaux modules étaient en cours de conception pour répondre avec toujours plus d’acuité aux besoins et demandes des métallos.

 

Laurent Smolnik : « représenter tous les salariés »
Le secrétaire fédéral en charge des cadres Laurent Smolnik a présenté le travail mené par la Fédération sur le développement auprès de cette population dont la part ne cesse de croître dans les entreprises mais que les métallos ne savent pas toujours aborder. Avec seulement 8,84 % chez les ingénieurs et cadres, il n’a pas caché que notre représentativité ne tenait qu’à un fil. Et si FO a conquis 2 624 voix supplémentaires lors du 2ème cycle, les 46 000 nouveaux inscrits sur cette même période viennent relativiser notre progression… « Partir à la conquête du 3ème collège ne signifie pas abandonner le 1er et le 2ème car nous représentons tous les salariés, a insisté Laurent Smolnik. Mais si nous refusons par principe d’aller vers les cadres, nous finirons par disparaitre. » Après plusieurs expérimentations et tâtonnements, il a expliqué que la mise en place du groupe de travail cadres (GTC) avait enfin permis de passer à la vitesse supérieure afin de mieux connaître les cadres et de définir une stratégie de conquête claire et précise. Amélioration de notre image au sein de cette population, mise en place d’un groupe d’intervention FO Métaux dans les entreprises, établissement d’une présence permanente à La Défense (plus grande concentration de cadres de France) ; autant de projets qui ont d’ores et déjà aboutis et vont produire des résulats.
Un travail est également en cours afin de mettre au point un discours à destination des cadres utilisable par tous les métallos FO, ainsi que la mise en place d’un réseau. Un état des lieux de nos forces et faiblesses chez les cadres a aussi été effectué. « S’ils sont souvent isolés, les cadres sont moins individualistes qu’on ne l’imagine, a assuré Laurent Smolnik. Ils ont besoin d’être défendus eux aussi, et c’est en nous mettant à leur niveau et à celui de leurs préoccupations que, avec les outils mis au point par la Fédération, nous les convaincrons de nous rejoindre, comme ils l’ont déjà fait dans de nombreuses entreprises. »

 

L'appel de la FGTA
Le secrétaire fédéral de la FGTA Bruno Leroy est monté à la tribune pour solliciter l’aide des métallos FO dans la perspective des élections dans les chambres consulaires agricoles. Parvenir à trouver des candidats s’avère difficile et c’est vers les réseaux FO que se tourne la FGTA. Les militantes et militants qui connaîtraient des candidats potentiels dans le monde agricole peuvent se rapprocher de cette fédération FO. A savoir : pour être candidat, il faut être actif et couvert par une convention professionnelle agricole.

 

Les interventions des métallos : « poursuivre nos efforts »
Les responsables nationaux FO ont été nombreux à monter à la tribune pour partager leurs expériences en matière de développement syndical, mais aussi exposer les difficultés qu’ils rencontraient et saluer le nécessaire travail accompli par la Fédération pour les aider dans ce domaine essentiel.

 

Gérard Ramirez, USM 13
« Nous continuons de porter le plan de développement lancé en  2013 avec la secrétaire fédérale  Nathalie Capart et avons réuni en octobre dernier nos quatre syndicats de localité pour faire le point sur nos forces et nos faiblesses en matière de développement puis corriger ce qui en avait besoin. Ils regroupent près de 100 sections syndicales et huit syndicats d’entreprises qui constituent une belle force de frappe pour FO. Grâce aux actions coordonnées par l’USM, nous sommes la première organisation syndicale du département avec un score de 32 %, toujours en progression. Avec une équipe jeune et réactive, nous visons en priorité les cadres pour nous développer et misons beaucoup sur la négociation des protocoles préélectoraux pour créer de nouvelles implantations. »

 

Eric Brunet-Manquant, DSC Thalès Alenia Space
« Les cadres sont nombreux chez nous et les jeunes ne connaissent pas ou peu les syndicats. Majoritaire, FO a proposé, pour changer cela, d’organiser des réunions intersyndicales d’information afin de montrer et démontrer aux cadres les bénéfices de l’action syndicale, notre connaissance de l’entreprise et de sa stratégie, la compétence de nos élus. Nous pensions qu’en changeant notre image, nous pourrions les syndiquer. Et de l’aveu même des jeunes cadres, cela fonctionne ! Ils sont heureux d’être informés et de savoir qu’ils peuvent être soutenus par des interlocuteurs reconnus de la direction. Nous comptons poursuivre cette initiative et conquérir ainsi plus de cadres. »

 

Gilles Chambas, USM 63
« Par notre action, nous avons obtenu cette année la revalorisation de la grille de salaire et de la valeur du point après de difficiles négociations. Les embauches semblent reprendre dans le département même si le recours toujours trop fort à l’intérim génère une précarité que nous combattons. C’est surtout l’aéronautique qui a le vent en poupe sur notre territoire, avec le rachat d’Auvergne Aéro ou celui de HASS. Nous créons de nouvelles implantations, nos résultats aux élections professionnelles sont en hausse et nous avons mis en place des actions à destination des jeunes. Vaste, notre département est compliqué à couvrir et comprend plusieurs déserts syndicaux. Nous allons recourir à des campagnes d’affichage ciblées pour rattraper notre retard dans les zones où nous sommes peu présents. »

 

Eric Ancery, DSC Faurecia, USM 58
De 8000 salariés en 2007, nous sommes passés à 3000 en 2017 et la chute continue. Par contre, et pour la première fois, la proportion entre cadres et non-cadres s’inverse au profit du 3ème collège, du fait des trop nombreuses délocalisations de production. Il n’est pas forcément facile d’aller à leur conquête mais avec l’aide des outils mis au point par notre Fédération, nous ne baissons pas les bras. Nous savons que ce combat est essentiel pour notre organisation et sa capacité à défendre tous les salariés. La prochaine mise en place du Conseil Social et Economique nous inquiète car cela risque de réduire nos moyens d’actions et notre nombre de délégués. Le combat promet d’être plus dur mais nous continuerons de le mener. »

 

Cédric Zielinski, Région Parisienne, DSC Koné
« Sur la Région Parisienne, de nombreuses sections ont besoin de formation pour mieux maîtriser les mandats et pouvoir agir. Avec 175 sections, nous devons nous structurer pour anticiper les problématiques de demain. Nos réunions d’information régulières y aident. Chez Koné, et plus largement dans le secteur ascenseur, le chiffre d’affaires France est en baisse malgré la bonne santé du secteur au niveau mondial. Les effectifs aussi sont à la baisse. Koné a ainsi perdu 500 salariés en cinq ans. A l’heure de la chasse aux coûts fixes, ce sont les services administratifs qui payent cette facture tandis que nous avons du mal à recruter chez les techniciens. En termes de représentativité, notre efficacité sur un terrain où les salariés sont très dispersés nous permet de peser 43 % chez Koné et d’être n°1 dans le secteur ascenseur. Nous entendons continuer notre progression. »

 

Anne-Marie Chopinet, DSC Gemalto
« Dans une entreprise qui vit le changement permanent, le soutien de notre Fédération est précieux. En 10 ans, nous avons perdu 1600 salariés car les départs dans les 1er et 2ème collèges n’ont pas été remplacés. Seule la population cadres a augmenté, pour représenter aujourd’hui 65 % des effectifs. De fait, FO est seule à défendre tous les salariés. Nous expérimentons beaucoup pour conquérir les cadres, leur apportant de l’information, travaillant sur leurs besoins en termes de formation, de mobilité, d’évolution de poste… Nous créons des réseaux que nous leur ouvrons et cet ensemble donne des résultats : nous progressons au sein de cette population. Toutes les idées et toutes les initiatives sont les bienvenues. Nous attendons celles de notre Fédération avec impatience. »

 

Pierre-Louis Ferretti, USM 38
« Depuis les ordonnances Macron, celles et ceux qui sont en contact avec les salariés ont ressenti leurs inquiétudes et leur sentiment d’abandon, en particulier dans les entreprises de moins de 50 salariés. Il faut plus que jamais rester dans ces entreprises ou trouver les moyens d’y revenir car ces salariés ont besoin de nous. Au plan du développement syndical, disposer d’un kit de négociation des protocoles préélectoraux serait un plus. Une affiche type à laisser pour présenter la recherche de candidats FO, un document à distribuer pour sensibiliser les salariés, des éléments de langage… ; autant de choses qui pourraient nous aider. Concernant les cadres, il ne faut pas oublier que le lien personnel est à la base de toute la relation potentielle entre eux et FO. »

 

Mariano Herranz, USM 78
Très industrialisées il y a 20 ans, les Yvelines comportent toujours de solides bastions industriels mais le nombre de cadres a augmenté et égale à présent la part des ouvriers. Il faut en avoir conscience et changer notre approche de la syndicalisation, sans quoi nous finirons par être minoritaires. La Fédération a accompli un important travail à cet égard et il nous revient de le mettre à profit, d’autant qu’avec la réforme du code du Travail nous allons avoir moins d’élus pour faire le travail et aller dans les entreprises. Il faut donc nous y prendre autrement. Parmi les idées à creuser, il faudrait aller dans les grandes écoles d’ingénieurs, peut-être y installer des permanences, afin de se faire connaître des futurs cadres avant même qu’ils ne soient dans le monde de l’entreprise. »

 

Nathalie Proust, DSC Zodiac
« Voir autant de participants à cette réunion me conforte dans le choix que j’ai récemment fait de rejoindre FO, qui fait à présent 40% dans notre entreprise. Sur le site de Châteaudun, nous sommes 367 salariés, à proportions égales entre les trois collèges, et nous en pleine négociation sur l’égalité homme/femme. Sur la syndicalisation des cadres, nous sommes des plus actifs mais la direction nous met des bâtons dans les roues. L’aide de la Fédération a été très appréciée et a fait la différence face aux difficultés. Nous n’avons pas encore bénéficié de la formation syndicale mais nous sommes particulièrement intéressés par ce dispositif et par tous les outils qui peuvent être mis à notre disposition pour progresser en restant libres et indépendants, des valeurs qui plaisent aux salariés. »

 

Pascal Rossereau, USM 39
« Les moyens d’actions pour se développer ne manquent pas. Ainsi, nous comptons sur des tractages présentant les positions de FO sur des sujets majeurs. Après ciblage, nous comptons nous rapprocher des sans-étiquettes et les convaincre de nous rejoindre. Si les portes du développement se referment dans les entreprises de moins de 50 salariés, l’aide que nous apporte Sébastien Vacher sur la négociation des protocoles préélectoraux comble la différence. Bien sûr, nous visons toutes les grandes entreprises de notre territoire, mais notre département compte essentiellement des TPE et des PME, sans oublier que son étendue demande beaucoup de monde pour une couverture complète. Autant dire que les moyens et outils mis à disposition par notre Fédération sont primordiaux. »

 

Jean-Paul Delahaie, USM 59
« Avec plus d’une centaine d’implantations dans le Nord, nous faisons au mieux pour que les créations compensent et dépassent les fermetures, notamment par un solide travail d’équipe où se joignent les forces de l’USM, mais aussi celles de l’UD, des UL et des militants concernés, comme chez MCA, une filiale de Renault où la DSC Mariette Rih et le secrétaire fédéral Laurent Smolnik sont venus nous prêter main forte. Quatre conventions collectives couvrent nos quatre bassins d’emplois, ce qui multiplie les négociations et nous prend beaucoup de temps. La priorité reste néanmoins le développement, qui n’a rien d’évident quand les effectifs de la métallurgie et le nombre d’entreprises sont à la baisse, mais nous ne nous laissons pas abattre. Cette journée est importante car nous voyons au quotidien, par exemple dans nos efforts chez Atos, que le travail des USM est plus efficace quand il se fait en lien avec les DSC et les coordinateurs. »

 

Jean-François Knepper, DSC Airbus Avions
« Airbus group est devenu un bastion FO avec près de 38 % des voix, équitablement répartis, dans la division Avions, sur les trois collèges où nous pesons 51 %. L’important et permanent travail de syndicalisation y est pour beaucoup. Tout repose sur les relations humaines, notamment sur la force des convictions de nos militants et sur notre réformisme, qui font progresser la condition des salariés. Ce syndicalisme de constance et de proximité demande plus de temps pour toucher et convaincre les cadres mais notre détermination finit toujours par payer. Nous avons une vision de long terme pour notre entreprise et pour l’industrie, et cela ce sait, et cela fait la différence. Concernant les cadres, ils ont, comme tous les salariés, des objectifs de performance à atteindre sous peine de rétrogradation ou de licenciement. Ils ont besoin d’être défendus et ont donc besoin de nous. Nous allons dans le bon sens, nous devons poursuivre nos efforts. »

 

Patricia Bocciarelli, DSC adjointe PSA Retail
« Avant la fusion des réseaux commerciaux Citroën et PSA sous l’égide de PSA Retail, Citroën représentait 54,5 % dans les garages aux chevrons. A présent, nous sommes main dans la main avec nos camarades de PSA et nous avons les mêmes problématiques, les mêmes spécificités. Dans chaque entité, nous comptons des cadres mais ils sont souvent difficiles à rallier à notre organisation et les outils mis au point par la Fédération vont nous être bien utiles. Les liens avec les USM, qui connaissent bien les départements, sont essentiels dans cette démarche. Il ne faut pas oublier non plus de valoriser nos autres combats, notamment en faveur de l’égalité homme/femme, même si je ne suis pas en faveur de la discrimination positive, considérant que les femmes sont bien assez compétentes pour mériter la place qui leur revient. »

 

Dominique Sciot, DSC Nexans, USM 08
« Les effectifs de Nexans continuent de diminuer en France, suite à plusieurs PSE. Nous ne manquons pas de sujets de négociations, avec celles en cours sur l’égalité homme/femme, la GPEC, la pénibilité… Mais nous avons décidé, en tant que syndicat majoritaire à plus de 50 %, de ne plus signer d’accords. Au plan syndical, notre plus grand défi est d’attirer de nouveaux talents et de les convaincre de prendre des mandats. La relève n’est pas simple à organiser… Au niveau de l’USM, nous évoluons dans un département sinistré, beaucoup d’entreprise ont disparu et autant sont dans un état préoccupant, d’où notre difficulté à nous développer. Nous continuons néanmoins de négocier et de signer avec l’UIMM pour éviter la régression sociale et salariale. »

 

William Olivo, USM 52
« Avoir pris la relève à la tête de l’USM est une grande responsabilité que j’assume et pour laquelle la formation fédérale m’a beaucoup aidé. C’est un travail considérable, qui demande de ne pas compter ses heures et de faire preuve de combativité. Beaucoup de jeunes sont inquiets de la limitation annoncée du nombre de mandats et se demandent comment s’engager syndicalement dans de telles conditions. Nous devons être conscients que le recrutement de la relève risque d’être compliqué. Au niveau du département, nous comptons une vingtaine d’implantations et les problèmes ne manquent pas. La mise en place à venir des CSE issues des ordonnances Macron ne va pas nous aider et nous comptons sur les recours de notre Confédération dans ce dossier. Comme toujours, FO ne devra rien lâcher. »

 

Eric Bonnaire, DSC PSA Retail
« Si le réseau PSA Retail embauche de nombreuses femmes, nous peinons à faire de même au plan syndical, même si, avec notre Fédération, nous travaillons constamment sur la question. Dans notre filiale du groupe PSA, FO pèse près de 40 % et poursuit son développement. Nous collaborons souvent avec les USM, très au fait de la composition de leur département, et apportons également notre concours à leur fonctionnement, du fait de notre large implantation sur le territoire, mettant notre réseau au service du développement syndical. Il n’est pas facile d’aller vers les cadres dans nos garages car ils sont souvent dirigeants mais les efforts de notre organisation vont dans le bon sens, comme c’est le cas sur la majorité des dossiers. »

 

Mohamed Dali, DSC Legrand
« Au cœur de nos sociétés, accélérée par les nouvelles technologies et à portée de tous facilement, la communication est primordiale dans le développement syndical. Elle doit reposer sur un réseau qu’il nous appartient de mettre en place et regroupant Confédération, Fédération, USM, syndicats et adhérents. Mais il ne faut pas la confondre avec un marketing consistant à manipuler et à influencer les comportements en pervertissant le langage pour vendre du vent. Notre communication doit fédérer, convaincre et faire adhérer en pleine conscience en reposant sur un langage de vérité. Nous ne resterons crédibles et convaincants qu’en préservant et diffusant nos valeurs, en affichant fièrement nos convictions et en les faisant honnêtement partager. »

 

Frédéric Génicot, Ascometal, USM 54
« Ascométal a été mise en redressement judiciaire le jour de notre réunion des USM, DSC,
DS nationaux et coordinateurs. Avec 1 500 salariés sur trois sites, nous sommes une fois de plus face à de lourdes difficultés. Avec l’évolution de notre situation, nos fournisseurs et nos prestataires ne nous suivent plus et nous craignons que cela ne tempère l’ardeur des repreneurs potentiels qui se sont déjà manifestés. Notre outil industriel est usé et n’a pas bénéficié des investissements qui avaient été promis. L’avenir est des plus incertains. Mais les salariés comptent sur FO. La Fédération est comme toujours à nos côtés et l’équipe de l’USM fait également beaucoup, depuis le début de notre parcours chez FO, pour nous aider. Sans cette force, nous aurions depuis longtemps baissé les bras. »

 

Frédéric Planche, DSC Airbus Défense&Space
« Sur les 5 300 salariés que regroupent nos deux sites, nous comptons 90 % de cadres, essentiellement des ingénieurs qui ont des rôles d’ouvrier qualifié. Pour syndicaliser sur le 3ème collège, la proximité est nécessaire mais pas suffisante pour convaincre de voter, d’adhérer et de s’engager. Notre image nationale est capitale. Heureusement, elle a évolué dans le bon sens ces dernières années et notamment sur les ordonnances Macron grâce à Jean-Claude Mailly qui a su nous replacer à la tête du camp réformiste. Aller vers le 3ème collège ne signifie pas renier nos origines et délaisser les autres salariés, c’est être réaliste et pragmatique. Pour faire mieux, nous devrions écouter ce que les cadres FO ont à dire et s’inspirer de leurs réponses pour conquérir les autres cadres. »

 

Pierre Contesse, USM 35/56
« Face aux changements à venir, et notamment avec la mise en place des CSE, plusieurs questions se posent. Alors qu’il y aura moins de mandats, comment garder de la place pour les jeunes et les femmes si nous ne voulons pas perpétuer un syndicalisme d’hommes et d’anciens ? Nous devons oublier les réflexes du passé ! Jeunes et cadres fonctionnent par clans et par réseaux. A nous de persévérer pour y entrer car après cela paye. Nous devons nous adapter aux nouvelles pratiques et nous ouvrir aux nouvelles générations sans oublier les anciennes. Au niveau de PSA, qui devient un groupe européen avec le rachat d’Opel, nous devons également penser autrement, réfléchir et anticiper une action qui ne se limitera plus à l’Hexagone. Dans tous ces défis, l’apport de la Fédération est incontournable. »

 

Christian Mérot, coordinateur Atos
« Nous réalisons 30 % chez Bull –la partie métallo d’Atos– alors qu’on y compte 80 % de cadres. La majorité de nos syndiqués sont des cadres, avec une importante proportion de jeunes. Pour convaincre les cadres de nous rejoindre, nous leur parlons avant tout d’eux et de leurs problématiques sur des cas concrets. Nous leur montrons que FO négocie du plus pour eux et  les informons sur leurs droits. Néanmoins, le fort turn-over inhérent à notre secteur complique le développement syndical, qui est un éternel recommencement. Les OPA, fusions et autres manœuvres capitalistiques qui ont cours dans l’univers des grands groupes sont l’autre menace potentielle qui peut réduire nos efforts à néant d’un trait de plume. Mais nous nous battons quoi qu’il advienne. Plus largement, ce n’est qu’en accroissant notre nombre d’implantations que nous pourrons nous développer durablement. »

 

Daniel Barberot, coordinateur Safran
« Malgré nos efforts, la syndicalisation reste un dossier compliqué. Heureusement, le travail du groupe cadres, nos DSC et la formation fédérale constituent des points d’appui efficaces. Nos équipes de Sagem, Messier-Bugatti-Dowty et Turbomeca ont bénéficié de plusieurs stages qu’elles ont mis à profit dans le cadre de leurs élections professionnelles, et qui leur ont permis de progresser et de resserrer les liens entre les militants. Plus sûrs d’eux parce que mieux armés, les métallos FO vont plus facilement vers tous les salariés et établissent aussi une nouvelle solidarité entre sites. Pour se développer, il faut qu’une communication s’établisse entre groupes industriels à notre niveau car des métallos FO passent souvent de l’un à l’autre. Créons nos propres réseaux et utilisons-les ! »

 

Yvonnick Dreno, coordinateur Airbus
« Notre excellente représentativité chez Airbus résulte du formidable travail des métallos FO, mais aussi à l’héritage de nos anciens qui ont construit les accords société en 1970 par le choix de la pratique contractuelle qui a permis de construire l’édifice social Airbus au fil du temps. Depuis ce temps, les autres organisations syndicales ont développé leurs ambitions et nous ne devons pas oublier que notre place n’est pas acquise mais se mérite sur le long terme. Les cadres restent en ce sens un défi et un objectif. Si notre image a parfois été un handicap, nous avons su établir notre crédibilité dans et à l’extérieur de l’entreprise en nous appuyant sur notre réformisme. Il faut continuer et élargir notre vision aux sous-traitants, où nous ne sommes pas toujours présents, car c’est autant une opportunité qu’une responsabilité pour nous. »

 

Michel Lagrange, USM 03
« La conquête de l’Allier aura été longue et difficile mais FO y pèse aujourd’hui 38,23 % et continue de progresser. Nous détenons les CE de neuf grandes entreprises sur douze et maintenons nos positions grâce à une présence constante sur le terrain, qui n’a rien de facile sur un territoire aussi étendu. Nous parvenons également à créer des implantations où nous devenons majoritaires. L’USM est très active sur la négociation des protocoles préélectoraux, mais nous avons plus de mal à aller vers les cadres car la situation syndicale varie beaucoup d’une entreprise à l’autre. Nous n’en sommes pas moins déterminés et soutenons notre Fédération et notre Confédération dans leurs objectifs. »

 

David Thourey, DSC ArcelorMittal Méditerranée
« Grâce à la formation fédérale, nous avons largement passé la barre des 10 %. Cela nous a permis de faire sauter des verrous, d’aller au contact de tous les salariés pour faire le job et progresser. Mais si la formation donne des outils, c’est aux métallos de développer l’envie de les utiliser et d’avoir les convictions pour soutenir leur développement. Ensuite, le terrain et la proximité sont incontournables. A Fos-sur-Mer, c’est ce qui nous a permis de tripler notre nombre d’adhérents en trois ans. Prochainement, je me mettrai davantage au service de l’USM afin d’aider à implanter notre organisation là où elle n’est pas présente. Là encore, des outils spécifiques seront nécessaires et je sais que la Fédération y pourvoira. »

 

Eric Devy, DSC Areva, USM 69
« Dans les USM comme dans les entreprises, l’enjeu est de se développer là où nous ne sommes pas présents. Chez Areva, nous avons disparu du 1er collège, lui-même en voie d’extinction, car les ingénieurs sont les nouveaux ouvriers. Un cadre défend son entreprise comme un syndicaliste son organisation mais le cadre ne peut s’opposer comme nous le pouvons quand il n’est pas d’accord avec sa direction. C’est à nous de porter leur voix et donc d’échanger avec eux pour le faire le mieux possible et créer un lien. En termes de développement syndical, nous ne pourrons compléter notre maillage du groupe qu’avec l’aide des USM dans les départements concernés. Notre marge de progression est aussi importante que le nombre d’implantations à créer. »
 

 

Eric Borzic, Coordinateur Amcor, USM 67
« La situation d’Amcor est difficile, avec des effectifs en baisse et des fermetures de sites. Le groupe continue de transférer des volumes de production hors de France mais, avec l’aide de la Fédération, nous ne lâchons rien. Au niveau de l’USM, nous connaissons une légère stagnation mais la nouvelle équipe est plus que motivée pour relancer le développement. Nous mettons en place des permanences juridiques et allons associer plus fortement les syndicats du département à la vie de l’USM afin que, ensemble, nous puissions utiliser les outils mis à disposition par la Fédération pour identifier les entreprises à conquérir et se lancer à leur assaut. »


ACTUALITE SOCIALE


Invicta : grève pour les salaires


Le 6 novembre, les métallos d’Invicta, spécialiste du poêle à bois, ont débrayé à l’appel de notre organisation pour protester contre le manque de dialogue social, en particulier sur la question salariale, alors que les chiffres de la direction montrent de l’entreprise s’améliore. Près d’une centaine de salariés ont répondu présent.
Inquiets pour leur avenir, les salariés d’Invicta se sont résignés à la grève le 6 novembre après l’échec des négociations salariales. Après une année blanche en 2017, en dépit d’une progression du chiffre d’affaires, et alors que les prévisions pour 2018 sont à la hausse, la direction persiste à proposer une augmentation inférieure à l’inflation. « Trop c’est trop, fulmine Stéphane Douvry, délégué syndical FO Invicata, résumant le sentiment général. Nous avons perdu beaucoup depuis que nous sommes sous pavillon Qualium. » Depuis le rachat de l’entreprise par le groupe Qualium en 2013, les salariés ont perdu les primes d’intéressement et de participation. Sont venus s’y ajouter des changements d’horaires à répétition et un rythme toujours plus soutenu, sans compter les investissements promis lors du rachat qui se font toujours attendre.
Si une baisse de volume de 40% à 50 % sur le marché du poêle à bois ces dernières années a pu expliquer cette situation, le refus de dialogue de la direction alors que l’entreprise va mieux a mis le feu aux poudres. « L'idée, c'est de pouvoir montrer à la direction que l'ensemble des salariés est inquiet pour son avenir », explique Stéphane Douvry. Après des années de modération salariale, ils entendent bien obtenir la juste rétribution de leurs efforts et font pour cela confiance à FO, majoritaire sur le site. La question de la stratégie industrielle se pose également avec insistance et pourrait bien être au cœur du dossier prochainement, dans le cadre d’un droit d’alerte. Chez Invicta, le feu est loin d’être éteint…


ACTUALITE SYNDICALE


Coordination Essilor : un groupe en fusion


C’est à Vincennes que se sont retrouvés les métallos FO du groupe Essilor le 20 octobre pour leur coordination. Réunis autour de leur déléguée syndicale centrale Evelyne Simonot et du secrétaire fédéral Paul Ribeiro, ils sont notamment revenus sur la fusion en cours entre Essilor et Luxottica.
La Compasserie, Dijon, Créteil, Charenton, Vincennes, le Mans… La plupart des sites du groupe étaient présents lors de la coordination FO Essilor du 20 octobre.  Si l’actualité a tenu le haut du pavé lors des échanges, c’est avant tout de celle du groupe dont il était question, plus particulièrement de la fusion en cours avec l’italien Luxottica. Pour le moment, les instances anti-trust de la Commission Européenne, qui se penchent toujours sur un rapprochement d’une telle ampleur, ont mis un coup d’arrêt au processus en demandant des enquêtes complémentaires afin de s’assurer que les règles de la concurrence étaient bien respectées. Alors qu’Essilor a d’ores et déjà commencé à se réorganiser en vue de la fusion (renommer les sites et localisations différentes en Région Parisienne), les salariés s’inquiètent face aux enjeux d’organisation de leur travail ou encore de positionnement sur les marchés même si cela peut aussi représenter des opportunités. Ils entendent bien rester vigilants et attentifs quant aux conséquences sociales et organisationnelles de cette fusion pour les salariés. Le sujet de la complémentaire santé et de la mise à jour du contrat actuel aux nouvelles dispositions relatives au « contrat responsable » a également été explicité et débattu. Puis la préparation des NAO et des revendications FO ont bien évidemment occupé une partie importante de la réunion.
Les métallos ont également exprimé leurs craintes quant à l’impact de la réforme du code du Travail sur l’organisation du travail et sur la vie syndicale. Face à des structures déjà impactées par la réorganisation d’Essilor, il devient urgent de disposer d’un calendrier relatif aux changements induits par le nouveau code du Travail. Paul Ribeiro a répondu à ces inquiétudes et a rappelé qu’il fallait se concentrer sur le terrain au quotidien en vue des élections professionnelles afin de poursuivre le développement de FO. « Notre pouvoir d’action dépend de notre poids, a-t-il affirmé. La Fédération est à vos côtés dans vos opérations de développement, notamment par l’offre de formation syndicale proposée aux militants. » Dans la foulée, les discussions se sont portés sur un tour d’horizon d’un paysage syndical parfois hostile chez Essilor, et qui rend encore plus impératif le développement de notre organisation.

Airbus Saint-Nazaire : priorité à l’emploi


Près de 800 métallos FO d’Airbus Saint-Nazaire se sont retrouvés le 7 novembre pour l’assemblée générale de leur section syndicale autour de leur secrétaire Frédérick David. Pour évoquer la situation industrielle et sociale du site ainsi que les perspectives de notre organisation chez l’avionneur, ils ont accueilli le secrétaire général de la Confédération FO Jean-Claude Mailly, le secrétaire général de la Fédération FO de la métallurgie Frédéric Homez, le coordinateur FO Airbus Yvonnick Dreno, le DSC Airbus Avions Jean-François Knepper et le secrétaire général de l’UD44 Michel Le Roc’h.
Face à la forte affluence des métallos FO lors de l’assemblée générale de la section syndicale FO Airbus Saint-Nazaire du 7 novembre, il aura fallu organiser deux sessions pour tenir compte du travail en quart qui ne permettait pas la présence simultanée de tous les métallos. Il faut dire qu’on ne chôme pas sur Saint-Nazaire, avec pas moins de 200 avions à livrer d’ici la fin de l’année, générant une importante charge de travail qui pèse directement sur les salariés. C’est donc logiquement sur l’emploi que FO s’est beaucoup battue cette année, obtenant une centaine d’embauches réalisées en deux vagues. « À maintes reprises et dans les diverses instances du groupe, nous avons martelé qu'il fallait recruter, explique Frédérick David. À Saint-Nazaire, on compte environ 600 intérimaires pour 2 800 salariés. Ces recrutements permettent de stabiliser des postes et de pérenniser des compétences. » Sans compter que, face à un carnet de commandes qui continue de gonfler chaque année, il est impératif d’avoir des effectifs à la hauteur pour tenir les délais et anticiper. Le carnet de commandes du groupe est rempli pour les années à venir par les nombreux A 320, « le gros de notre activité », et autres 330, 350, 380 et militaires A 400 M. « Tous les avions passent par Saint-Nazaire où l'on assemble la pointe avant, le tronçon central et les équipements », rappelle Frédérick David. Il est également revenu sur la hausse des cas de souffrance psychologique entraînant un arrêt de travail sur le site, soulignant que grâce à sa position majoritaire sur Saint-Nazaire, et plus largement sur Airbus Avions et sur l’ensemble du groupe, FO négociait efficacement pour défendre les salariés et l’industrie.
Se félicitant des bons résultats du groupe, Yvonnick Dreno s’est cependant inquiété des enquêtes anticorruption récemment ouvertes qui, si elles débouchaient sur de lourdes amendes, pourraient impacter à terme l’intéressement ou la participation, laissant les salariés payer pour des erreurs dont ils ne sont pas responsables. La question salariale justement, mais aussi celles des déroulements de carrière et des outils à disposition des managers de production, ont été au cœur de l’intervention de Jean-François Knepper, qui a fait le point sur les négociations en cours sur ces sujets ainsi que sur l’activité du syndicat. Frédéric Homez est ensuite revenu sur l’actualité nationale de notre Fédération, notamment la refonte en cours du dispositif conventionnel de la métallurgie, au sujet de laquelle il a détaillé la méthode et les objectifs de FO Métaux pour défendre les salariés.
Après avoir lui aussi souligné l’importance des conventions collectives, Jean-Claude Mailly a abordé de nombreuses questions, dont les ordonnances Macron, prévenant que tout n’était pas terminé et qu’il restait sur la table d'importants dossiers comme le comité social et économique, la formation professionnelle ou l'apprentissage, sur lesquels il a fait un point complet. Il n’a pas caché que la fusion des Institutions représentatives du personnel compliquerait la tâche des militants en matière de droit syndical. Les discussions et négociations concernant la mise en œuvre du Comité social et économique au sein d’Airbus devraient d’ailleurs commencer début 2018. Il a conclu en se félicitant du rôle joué par FO chez Airbus, qui permet au groupe d’être une « vitrine industrielle et sociale » particulièrement attractive pour notre pays. Depuis l’assemblée générale, les commandes du fonds d’investissement américain Indigo lors du salon aéronautique de Dubaï sont venues étoffer le carnet de commandes. Grâce à ce qui est à présent la plus grosse commande de l’histoire d’Airbus, le carnet de commande dépasse les neuf années, permettant à l’usine de renforce sa visibilité par ce plan de charge supplémentaire et d’assurer une plus grande pérennisation…

Coordination Schindler : vers la reconquête


Ayant regagné leur représentativité après les élections professionnelles du 28 septembre dernier, les métallos FO de l’ascensoriste Schindler ont pu se retrouver en coordination à la Fédération le 16 novembre. Rassemblés autour de leur déléguée syndicale centrale Hélène Martin et du secrétaire fédéral Eric Keller, ainsi que du secrétaire des Métaux de Lyon Vincent Bonnier, ils se sont penchés sur l’avenir.
FO est de retour chez Schindler, après une période d’éclipse, et les métallos sont bien décidés à redevenir incontournables chez l’ascensoriste, comme ils l’ont montré lors de leur coordination du 16 novembre. Cette première réunion a essentiellement été consacrée à une mise à jour des savoirs syndicaux et une reprise de contact avec la Fédération. Ainsi, Eric Keller a fait aux participants une présentation détaillée de l’aide que peut apporter notre organisation aux structures et aux métallos sur le terrain, illustrant son propos par des parallèles sur ce qu’apporte FO Métaux chez Otis et Koné, les deux autres acteurs majeurs du secteur, ainsi que par un historique des réalisations de notre Fédération dans la branche ascenseur. « Entre la coordination ascenseur, l’aide de la Fédération au développement et à l’action, notre forte présence dans les instances internationales concernant ce secteur, résume Eric Keller, l’efficacité de notre Fédération au service de l’industrie et des salariés n’est plus à démontrer et les métallos FO de Schindler sauront la mettre à profit pour faire grandir FO dans leur entreprise et redevenir incontournable. »
La coordination a également permis de présenter les outils mis à disposition des militants, comme le site Web de la Fédération, de revenir sur le rôle des DSC, DS et représentants locaux au CE, en DP ou au CHSCT. L’offre de formation de la Fédération et son importance pour un militantisme efficace n’a pas été oublié, pas plus que la place centrale des négociations pour notre organisation et la méthode qui constitue l’ADN de FO pour les mener : « revendiquer, négocier, contracter, faire appliquer. » Fort de ces informations et de ce soutien, les métallos FO Schindler sont prêts à partir à la reconquête syndicale de l’entreprise et à y incarner la force qui monte !
 
ArcelorMittal Services : une nouvelle force


Les métallos FO d’ArcelorMittal Services se sont retrouvés le 15 novembre pour la création de leur syndicat. Après avoir adopté leurs statuts, désigné leur bureau et choisi Martial Sibeaux pour secrétaire, ils ont fait le point autour du secrétaire fédéral Lionel Bellotti sur les pistes de développement et de syndicalisation.
Non loin de Reims, 420 métallos travaillent au sein d’ArcelorMittal Services, répartis entre l’unité de production à froid qui réalise des pièces pour l’automobile et l’électroménager et le centre de services regroupant des fonctions supports. Le 15 novembre, une partie d’entre eux a décidé de prendre sa destinée professionnelle et salariale en mains en participant à la création du syndicat FO ArcelorMittal Services, avec la ferme intention de convaincre les autres salariés de les rejoindre. Au sein de cette entité qui compte une importante population cadres, notre organisation dispose à présent d’une équipe motivée et représentant toutes les facettes de l’entreprise, notamment les jeunes et les femmes, notamment avec la trésorière, Marie-José Genest, moteur expérimentée de la troupe FO. « Il est clair qu’ils ont tous les atouts pour développer notre organisation sur les trois collèges et réaliser un beau travail de syndicalisation », se réjouit Lionel Bellotti, qui a, entre autres, insisté sur l’apport de la formation fédérale, dont la petite équipe a eu un premier aperçu en juin et septembre dernier.
Malgré leur dynamisme, les métallos FO ne sous-estiment en rien les difficultés de leurs missions. Ils savent qu’il faudra passer beaucoup de temps sur le terrain et trouver des solutions aux problèmes qu’ils feront remonter, mais avec une telle volonté d’agir, de s’engager et de construire, nul doute qu’ils atteindront les objectifs qu’ils se sont fixés. Ils n’ont d’ailleurs pas perdu de temps et ont d’ores et déjà commencé à se pencher sur les négociations qui les attendent dans les toutes prochaines semaines, en particulier la GPEC et les NAO. Avec FO, l’année 2018 va commencer fort !


InFOs



IndustriALL Global Union : un monde en questions


Du 6 au 9 novembre, Colombo (Sri Lanka) accueillait le comité exécutif d’IndustriALL Global Union, dont l’ordre du jour était chargé. Face à une situation planétaire aussi complexe qu’alarmante, l’objectif était de continuer de mettre au point des réponses syndicales mondiales. Le secrétaire fédéral Paul Ribeiro représentait notre organisation à cette réunion.
Durant quatre jours, la capitale sri-lankaise a été le siège d’intenses discussions entre syndicalistes venus du monde entier pour participer au comité exécutif d’IndustriALL Global Union. Quatre jours qui n’étaient pas de trop, car en plus des travaux du comité, les délégués avaient aussi la possibilité de participer aux travaux du comité des femmes, aux comités régionaux ainsi qu’à un groupe de travail sur les accords-cadres mondiaux. Paul Ribeiro a, pour sa part, voulu participer à toutes les réunions. « Face à une situation mondiale difficile, les affiliés comptent sur IndustriALL et sur le renforcement du pouvoir syndical pour peser et inverser la tendance, explique le secrétaire fédéral. Pour cela, nous devons notamment accroître notre nombre de membres, notamment chez les jeunes et les femmes –qui représentent la moitié des travailleurs de la planète, il ne faut pas l’oublier ! –, et donc considérer que chaque problématique est une facette d’un même ensemble. » Le comité des femmes a notamment fait un focus sur les violences faites aux femmes, non seulement dans le monde du travail mais aussi dans la sphère syndicale, avec toujours ce souci de justice sociale qui irrigue les réflexions d’IndustriALL. Il a ainsi renforcé son soutien à la campagne visant à lutter contre les violences et le harcèlement à l’égard des femmes sur le lieu de travail, indispensable dans le cadre plus large du combat pour l’égalité des sexes.
Sur les accords-cadres mondiaux, les participants se sont accordés sur la nécessité de développer cet outil qui permet d’agir au même plan que les multinationales, mais offre aussi un point d’appui aux organisation syndicales pour protéger et faire progresser les droits des salariés dans des pays où la législation ne s’en préoccupe pas toujours. « Plus largement, pour réagir aux enjeux de la dérégulation, de la précarisation ou encore du numérique et de la mise en concurrence toujours plus forte et injuste des pays, les réponses sont avant tout d’ordre syndicales », résume Paul Ribeiro. Naturellement, le comité exécutif a permis de voter budgets et plans d’action avec l’idée d’optimiser l’existant et de poursuivre un développement global afin de peser dans la mondialisation et d’en atténuer les conséquences trop souvent néfastes pour les salariés. Enfin, la réflexion globale n’excluant pas l’action locale, les délégués d’IndustriALL sont allés défiler sous une pluie battante aux cotés des organisations syndicales sri-lankaises pour manifester contre le travail précaire, que le président d’IndustriALL, Jörg Hofmann, a comparé à « une maladie contemporaine touchant les travailleurs au niveau mondial ».

Coordination Amcor : questions stratégiques

 
Les métallos FO du groupe Amcor se sont retrouvés à Sarrebourg les 17 et 18 octobre en coordination. Réunis autour de leur coordinateur Eric Borzic et en présence du secrétaire fédéral Paul Ribeiro, ils ont notamment fait le point sur le projet de fermeture du site de Moreuil ainsi que sur la représentativité et les NAO à venir.
Accueillie sur le site de Sarrebourg –qu’ils ont pu visiter– par le secrétaire du syndicat FO Benoît Weicheldinger et son équipe, la coordination FO Amcor des 17 et 18 octobre rassemblait des métallos FO venus des sites de Dijon, Sélestat, Chalon-sur-Saône, Saint-Seurin et Moreuil. La fermeture programmée de ce dernier a été au cœur des échanges, d’autant plus qu’il s’agit de la deuxième fermeture de site en France en un an. Les délégués syndicaux FO de Moreuil se sont fait l’écho de la colère et de l’amertume des salariés, qui ont consenti à de nombreux sacrifices et se sentent floués. Au-delà, la coordination s’est interrogée sur la stratégie d’Amcor quant au périmètre France avec inquiétude. Paul Ribeiro a incité les métallos à creuser le dossier, à voir si le site ne pouvait pas trouver sa place dans la logique industrielle d’un autre acteur et à envisager toutes les options possibles. Les métallos ont décidé d’organiser prochainement un rassemblement devant le siège du groupe, à La Défense, pour protester contre la fermeture de sites dans l’Hexagone.
Parmi les autres sujets évoqués figurait aussi le comité de groupe et son prochain ordre du jour, ainsi que la candidature d’Eric Borzic pour y remplacer le défunt Pascal Schmidt. Les métallos ont également fait le point sur les prochaines NAO afin de mettre au point leurs revendications. Après un point sur la représentativité et la nécessité pour FO de continuer de progresser au sein d’Amcor, les participants sont revenus sur les ordonnances réformant le code du Travail et les défis qui attendent notre organisation dans ce cadre pour conforter sa représentativité et ses moyens d’action.




 
 
 
 

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